Interview de Gugus par Lady Sputnik, Journal du Milky Way

JOURNAL DU MILKY WAY

Interview d'Augustin Vaugeois par Lady Sputnik

 

Qui êtes-vous ?

Bonjour ! Moi aussi je me pose la question. J’ignore à quel point une carte d’identité donne des informations importantes, mais je m’appelle Augustin Vaugeois, je vais prendre 23 ans, je suis né à Caen et je suis un bricoleur de la vie. Pour plus d’informations, allez sur ma chaîne YouTube « Augustin Vaugeois » et regardez ma vidéo « Qui suis-je ? » si le cœur vous en dit !

Que représente l’art pour vous ?

On ne peut pas s’empêcher d’exprimer des choses, quoi qu’on fasse. Eventuellement, à partir du moment où on se pose la question « comment exprimer des choses », alors on commence à rentrer dans la question du style, qui me semble au cœur de la notion d’art. Outre la notion de création ou de production, il est fort possible que la racine de l’art soit dans l’expression tout court, tout type d’expression. Maintenant, si la question c’est « que représente l’art dans ma vie », on peut dire que l’acte de création dit « artistique », quand bien même il ne serait pas une fin en soi, est le moyen que j’ai épousé pour accompagner ma quête de vérité.

Que représente la musique pour vous ?

En société je me sens rarement à l’aise, mais quand je chante je suis à fond à fond à fond. Je crois que la musique c’est mon moyen d’être. Je crois que tout n’est que musicalité, que c’est une chose à laquelle je suis terriblement sensible et que c’est dans mes entrailles.

Que représente pour vous l'écrit, la poésie en particulier ?

La poésie c’est la langue pour la langue. C’est le travail de l’expression langagière pour elle- même. Si on part du principe que le langage, et plus spécialement le verbe, c’est le moyen pour l’âme d’apparaître, je pense que la poésie c’est pour le coup une fin en soi, parce que c’est l’expression directe de l’âme, dans une musicalité certes, mais avec une dimension très différente de la musique, car le « solfège » des mots n’est pas le même que celui des notes, et bien souvent on maîtrise tous un peu plus le solfège des mots que celui des notes. Je pense que tout le monde devrait écrire un peu, ne serait-ce que pour soi-même, parce que je pense que tout le monde en a les moyens.

Pensez-vous être un philosophe lorsque vous déclamez sur scène ?

Je ne m’étais pas fait la réflexion, je ne me définis pas comme philosophe, mais je conçois assez aisément qu’on fasse le rapprochement. Pourquoi pas !

Parlez-moi de vos vidéos

J’ai commencé le montage quand j’étais tout jeune ado, puis j’ai participé au mouvement des YouTube Poops sur YouTube entre 2010 et 2014. Tout cela m’a formé au montage, et en 2012 j’ai commencé à réaliser des films avec des amis. Depuis j’écris des court-métrages, que je travaille beaucoup plus pour développer « mon univers » ; mais à côté de ça j’ai beaucoup d’archives, personnelles ou non, que j’aime bien mettre en scène dans un format assez différent. En ce moment j’utilise ce mélange « film de vacances / documentaire / YouTube Poop » dans une série de vidéos « La Vie est une Poop », pour tâcher de répondre à des réponses existentielles. C’est un travail sur le temps et la perception. Bref je m’amuse bien !

Parlez-moi de vos compositions

J’ai dit plus haut l’importance de la musique dans ma vie. Je n’ajouterai donc pas grand’ chose, mais aujourd’hui j’ai de plus en plus envie d’aller vers des choses simples, épurées, et atteindre quelque chose de grand à partir d’ensembles réduits. Notons que je compose à la guitare, au ukulélé, mais aussi en Musique Assistée par Ordinateur.

Parlez-moi de vos écrits, chansons.

Je devais avoir douze-treize ans quand j’ai commencé à écrire des chansons. Depuis je fais beaucoup en impro, je me pose moins. Hors-chanson, j’écris des confessions, que je travaille autrement du point de vue stylistique. Récemment j’ai envie de tenter quelque chose de l’ordre de la nouvelle... Affaire à suivre !

Que représente Radio87 pour vous ?

Une assise inespérée qui me donne le moyen de m’exprimer et me pousse un peu à travailler, ce qui est très bien, ainsi je ne perds pas la main ! J’expérimente beaucoup grâce à ce podcast, et j’en suis ravi ! Merci Miss Ming !

Parlez-nous de vos projets ?

Je suis en train de finir mon nouveau court-métrage, Marc-Antoine, dans lequel j’expérimente des choses assez différentes de ce que j’aie pu faire auparavant. C’est un énorme exutoire, bourré de sentiments et de choses très personnelles, c’est éprouvant mais c’est aussi un vrai soulagement. Du coup pour contrebalancer j’imagine des histoires de corsaires, je me dépayse totalement, je souffle un peu...

Vous aimez le Groland, j'ai bien aimé ce que vous avez dit à propos de Christophe Salengro. Avez-vous autre chose à dire ?

Sur Groland et Christophe Salengro, je crois que j’ai tout dit. Je suis très heureux que ça vous ait plu.

Que pensez-vous de la SPAA ?

On ne pense pas assez aux artistes, et ils sont très souvent abandonnés, surtout dans notre société qui est très hypocrite sur le sujet. Il faut laisser les gens vivre à leur rythme, se permettre de se poser, de s’inspirer, de réfléchir, c’est là toute notre beauté. Il faut la revendiquer ! Alors vive la SPAA !

    Société Protectrice des Artistes Abandonnés

    Société Protectrice des Artistes Abandonnés

    SPAA (Société Protectrice des Artistes Abandonnés) dont le slogan est artiste laissée sur le carreau, sacre numéro.